Science et Pseudo-Sciences n°241

Sommaire

L’ostéopathie Le triangle des Bermudes Le suaire de Turin Alain Gillot-Pétré

L’édito

Le flambeau

Flambeau : Fig. Lumière éclatante ; lumière qui guide (dictionnaire Larousse).

C’est bien un passage de flambeau qui vient d’avoir lieu il y a quelques mois. Le cœur gros mais rempli d’espoir en la nouvelle équipe qui lui succède, Michel Rouzé, fondateur et directeur de publication des Cahiers de l’AFIS depuis 1968, nous a confié la flamme rédactionnelle qu’il a allumée puis entretenue pendant plus de 30 ans.
En France, nous sommes tous, vous et nous, les enfants spirituels de ce grand défenseur du scepticisme scientifique hérité des Lumières, et de la démystification des fantasmes érigés en certitudes. Peut-être le seul journaliste scientifique contemporain à avoir consacré trente ans de sa vie presque uniquement à cette lutte opiniâtre contre les pseudo-sciences.

En feuilletant les plus anciens numéros de nos cahiers, on s’aperçoit que certains articles de Michel Rouzé, datant de 20 ou 30 ans, conserveraient toute leur pertinence dans la revue actuelle. On pourrait se désespérer de voir qu’aujourd’hui il nous faut encore utiliser les mêmes armes pour lutter contre les mêmes déraisons. Notre action serait-elle donc inutile ?...

Répondre « oui » serait baisser les bras face à la prolifération de l’irrationnel dans la Connaissance, gangrène savamment entretenue par tous ceux qui en tirent un profit personnel (charlatans, escrocs, chefs spirituels sectaires, presse sensationnaliste, savants fous, apprentis - sorciers, politiciens sans scrupules...). Se pose-t-on la question de savoir s’il faut abandonner la recherche et l’action médicale sous prétexte de l’endémie de certaines pathologies ? Doit-on abandonner le jardinage ou la culture maraîchère sous prétexte que les mauvaises herbes reviennent inlassablement ? D’évidence, NON !

C’est dans cette même logique que nous voulons continuer la lutte contre cet obscurantisme omniprésent généré par
ceux qui veulent nous faire utiliser des vessies comme éclairages publics. Face à ces feux « d’artifices », nous préférons brandir les lumières du savoir et de la rationalité scientifique, seules garantes du progrès et du respect que l’on doit à l’intelligence humaine et à son devenir.

C’est pour cela que, non par sacralisation simpliste d’un symbole, mais par conviction d’un devoir à accomplir, nous nous sommes engagés à tenir haut et ferme le flambeau que nous a confié Michel Rouzé.

Et dans ce « nous », la nouvelle équipe rédactionnelle de Science et pseudo-sciences veut vous inclure, vous tous abonnés, adhérents ou sympathisants de l’AFIS. Cette revue est la vôtre. Soyez donc vous aussi acteurs de cette (noble) tâche : écrivez, suggérez, proposez, et faites connaître autour de vous la petite lueur toujours vivace que
constitue cette revue.

D’avance, merci.

Ce numéro est disponible en version papier

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