Science et Pseudo-Sciences n°257

Sommaire

Éditorial. Les esprits de la forêt en orbite p. 1 Du côté de la science p. 2 Un cheval de Troie au Centre National d’Études Spatiales ? (Agnès Lenoire) p. 6 Le droit face au paranormal (4e article). Juges et procureurs face à leurs responsabilités (Jean Boudot) p. 12 Hier et aujourd’hui : Marc de café p. 20 Le Comité de Liaison Enseignants-Astronomes (CLEA) : ses objectifs, son action (G. Paturel) p. 21 Un tiers sceptique est-il soluble dans Normal/Paranormal ? (Laurent Puech) p. 25 Histoire d’en rire : Ma mémoire et l’eau p. 28 Le 13e Festival des Sciences de Chamonix Mont-Blanc, mai 2003 p. 29 Antennes-relais : suite (Elie Wolf) p. 31 Livres et revues p. 33 Petites Nouvelles p. 40 Lecteurs et internautes p. 44 En sciences physiques, sornettes sur Internet (Jean Gunther) p. 47 Nouvelles de l’association : Nantes en pointe, AG Paris 24 mai, etc p. 50 Les chroniques de l’Hyper-Paranormal (José) : la tour Eiffel est de travers p. 55

L’édito

Les esprits de la forêt en orbite

Dans le mensuel Le Monde 2 de mars 2003, on pouvait voir cette photo : en avant-plan, la forêt guyanaise, et au loin, sur fond de ciel bleu, une cohorte de petits nuages poursuivant la fusée Ariane dans son échappée fantastique.

Dans la photo, la phrase suivante : « J’ai vu les esprits de la forêt envoyer un message aux étoiles. » et en titre : « Personne ne vous croira. »

Photo et slogan constituent une superbe publicité pour le Centre Spatial de Kourou. Quel message poétique à vrai dire, qui montre à la fois les engagements du CNES dans ce pays ainsi que l’imbrication dans l’économie et la culture guyanaise !

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Dommage que cette formulation soit aussi le révélateur d’un amalgame fréquent entre technologie et spiritualité, entre rigueur et rêverie, entre science et pseudo-sciences. Un peu partout une idéologie du syncrétisme se fait jour et dresse le panorama d’une science fallacieuse.

D’ailleurs le CNES ne s’occupe pas que d’expédier les esprits de la forêt dans l’espace avec Ariane. Il a aussi un curieux petit service, le SEPRA (voir page 6). Formé à présent de son seul directeur, on l’espère proche de la fermeture, grâce notamment à de fortes restrictions budgétaires. Il est dédié à la traque des soucoupes volantes, et se targue de science.

Certainement pour calmer les esprits, non pas de la forêt, mais des ufologues.

par Agnès Lenoire

Ce numéro est disponible en version papier

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