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Alain de Weck (1928-2013)

Publié en ligne le 11 avril 2013 -

C’est avec tristesse que nous avons appris le décès d’Alain de Weck. Alain de Weck était membre du comité de parrainage de l’AFIS, et contributeur régulier de la revue Science et pseudo-sciences. L’AFIS adresse ses condoléances à sa famille et à ses amis.

Alain de Weck était professeur émérite d’immunologie et allergologie aux universités de Berne (Suisse) et de Navarre (Espagne). Il était membre de l’Académie Nationale de Médecine (France), ancien président de l’Union Internationale des Sociétés d’Immunologie (IUIS), de l’Association Internationale Sociétés d’ Allergologie et Immunologie Clinique (IAACI) et du Collegium Internationale Allergologicum (CIA) et membre d’honneur de plusieurs associations scientifiques et universitaires en allergologie et en immunologie. Il a été expert en immunologie auprès de l’Organisation Mondiale de la Santé (1971-2003).

Ses travaux scientifiques ont porté sur divers sujets d’allergologie et immunologie : les mécanismes immunochimiques de l’allergie à la pénicilline et à divers médicaments, les mécanismes moléculaires de la réaction anaphylactique et l’inhibition de la réaction allergique par haptènes (Prix Robert Koch 1972 de la République Fédérale d’Allemagne ), la découverte des effets immunologiques de plusieurs lymphokines, l’immunologie du vieillissement, les mécanisme de l’intolérance à l’aspirine, les allergies alimentaires et aux OGM ou encore le diagnostic par test d’activation des basophiles.

Récemment, il avait ouvert un blog sous le titre « Au service de la science contrôlée » : http://alaindeweck.blog.lemonde.fr/

Alain de Weck s’est en particulier attaché à démontrer l’idéologie et l’absence de science sérieuse derrière les arguments des opposants dans la controverse sur les OGM. Particulièrement à propos de l’ « étude choc » de Séralini (L’analyse que les relecteurs de Food and Chimical Toxicology auraient dû produire).

Il avait également procédé à une analyse détaillé des égarements de Jacques Benvéniste (qu’il a personnellement connu) sur la « mémoire de l’eau » : Jacques Benveniste et la mémoire de l’eau : quelques souvenirs personnels
ainsi que ceux du Prix Nobel de médecine, Luc Montagnier, reprenant à son compte cette « théorie » : Mémoire de l’eau et biologie numérique.

Enfin, l’affaire du Mediator lui avait inspiré un très long texte de réflexions intitulé « Médicaments : à la recherche de l’expert indépendant ».


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