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Dans Marianne du 6 au 12 août 2005

Publié en ligne le 12 août 2005 - Désinformation - Mythes et légendes - Paranormal

Marianne nous livre cette semaine un petit florilège de diverses escroqueries

Les escrocs sont traqués dans des domaines aussi variés que l’économie, la politique, le journalisme, la philosophie, l’art et les sciences.
Son enquête sur les rois de l’arnaque passe aussi par la dénonciation de certaines pratiques bancaires, ainsi que celles des assureurs, et en cela elle empiète un peu sur les plates-bandes du magazine Que Choisir, organe de presse de défense du consommateur. On ne lui en voudra pas le moins du monde, car il n’est jamais assez de voix pour s’élever contre le charlatanisme. Sauf que Que Choisir donne des conseils avisés pour contrer banques et assureurs indélicats, voire des recours, ce que ne fait pas Marianne. Quoi qu’il en soit, ne boudons pas le plaisir de lire quelques lignes bien senties qui nous ouvrent les yeux.
Allons voir du côté des sciences, ce que Marianne relève comme étant des impostures.

Mémoire de l’eau, fusion froide, molécule de la mémoire

Sous le titre « Petites escroqueries entre scientifiques », signé d’Anna Alter, se trouvent regroupées la mémoire de l’eau, la fusion froide, ainsi que l’expérience de Georges Ungar sur une molécule transmissible de la mémoire. La mémoire de l’eau est présentée comme étant un mauvais coup d’une étudiante qui, pour les beaux yeux de son patron Benveniste, aurait coloré de bleu les basophiles. Pour la fusion froide, Marianne se dit que le projet ITER n’aurait pas lieu d’être si les réactions recherchées pouvaient avoir lieu « à froid ». Enfin à propos de l’injection d’une molécule hypothétique de la mémoire, la scotophobine, par le biochimiste G. Ungar, Anna Alter note que cette supercherie aurait pu rapporter gros en faisant croire que la mémoire se réduisait à une molécule. Elle termine sa petite chronique par un renvoi à l’excellent livre de Michel de Pracontal, L’imposture scientifique en dix leçons.

Une arnaque qui a eu la vie dure

La même rédactrice signe un autre chapitre, en rouge celui-là : l’arnaque de l’homme de Piltdown (1912), ce fameux chaînon manquant enfin découvert, mais fabriqué de toute pièce, et qui a fait illusion jusqu’en 1953. Teilhard de Chardin est fortement soupçonné d’y avoir prêté main forte...
Enfin c’est Simon Marty qui nous envoie à la lecture du dossier de Science et Vie concernant le suaire de Turin, lequel continue de faire couler de l’encre (voir « Le suaire de Turin médiatisé et démystifié », dans cette même rubrique). L’auteur se félicite que Science et Vie « porte un coup fatal aux théories des partisans de l’authenticité [...] ».
Enfin nous est rappelée l’imposture du duo Mobutu-Moubarak, qui, en 1987, avait annoncé à grands renforts de communications leur découverte d’un remède contre le sida, baptisé MM1.

Dahu sans histoire et sans intérêt

Plus loin, dans les pages Mythologies qui constituent son fil rouge de l’été, Marianne sera moins inspirée en traitant du mythe du dahu. Ce n’est pas un mythe, dit-elle. Soit, alors pourquoi couvrir deux pages entières de ce rien qui ne vient de nulle part et qui n’inspire rien à personne ?
Même Marianne a besoin de remplir ses pages, même si ponctuellement c’est moins bon que d’habitude !



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