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Et la matière devint vivante...

Publié en ligne le 12 mars 2006
Note de lecture d’Agnès Lenoire - SPS n° 266, mars 2005

« Autoreproduction et évolution sont donc les deux qualités qui caractérisent, à minima, le passage de la matière à la vie. »

André Brack a créé l’équipe Exobiologie du centre de biophysique moléculaire du CNRS à Orléans. Il excelle à cet exercice de « déspécialisation » qui le veut aussi talentueux à vous entraîner au cœur de la cellule qu’à vous propulser au sein d’un nuage interstellaire pouponnière d’étoiles.

Après 1864, où Pasteur enterra la génération spontanée et ouvrit l’ère de la quête d’une histoire du vivant, voici 1953 et son coup de tonnerre dans le ciel des biologistes, appelé « expérience de Miller ». Un ballon qui, une fois rempli d’un mélange gazeux, et soumis à des décharges électriques, mimait les conditions de la Terre primitive. Plusieurs acides aminés furent isolés... Pourtant l’expérience de Miller fut insuffisante pour tout élucider.

L’auteur vous emmène alors sur plusieurs pistes actuellement suivies. Celle de la voie spatiale semble prometteuse. Météorites, comètes et nuages froids interstellaires sont porteurs de molécules prébiotiques.

Après avoir visité et étudié les candidats aux traces de vie de notre système solaire (Mars, Europe, Titan), suivez André Brack jusqu’aux exoplanètes. Que nous réservent-elles ? L’auteur, prudent et lucide, nous indique que les recherches d’une signature de la vie se poursuivent, mais il faut d’abord réussir à repérer de petites exoplanètes, ni trop loin, ni trop près, de leur étoile.

Mais si dans quelques décennies, on ne trouve rien de probant, « alors il faudra accepter l’idée que la vie terrestre pourrait bien être unique, que nous sommes peut-être seuls dans le vaste univers... »


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Publié dans le n° 266 de la revue


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