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Étude rassurante quant à l’exposition alimentaire aux substances chimiques

Publié en ligne le 18 août 2011 -
par Laurent Berthod

Depuis la parution de l’article « L’agriculture rend-elle vraiment notre assiette toxique ? » (SPS, n° 297), l’Anses a publié le 30 juin 2011 les résultats de l’étude nationale de surveillance des expositions alimentaires aux substances chimiques, deuxième étude de l’alimentation totale (EAT 2) des Français concernant la période 2005-2010.

Cette étude, la plus importante jamais réalisée en France, conforte donc les conclusions de l’article cité (SPS n°297) puisque, à l’exception d’un seul insecticide (diméthoate dans les cerises), aucun autre cas de contamination à risque sanitaire n’est imputable à l’agriculture conventionnelle.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) vient de publier les résultats d’une étude sur l’exposition alimentaire aux substances chimiques.

Cette étude a recherché, pour une évaluation toxicologique, 433 substances dans des produits qui couvrent 90 % de l’alimentation des Français.

Pour l’Anses, les résultats témoignent d’un bon niveau de maîtrise sanitaire.

Pour 72 substances, il n’a pas été possible de conclure quant au risque, soit du fait de l’absence de valeur toxicologique de référence soit du fait de méthodes analytiques insuffisantes pour caractériser complètement les expositions.

Sur les 361 substances qui ont pu être évaluées, le risque de dépassement des valeurs toxicologiques de référence de 307 substances a pu être écarté pour l’ensemble de la population.

Pour les autres, le risque de dépassement ne peut être écarté pour certains groupes de consommateurs. Parmi elles, on note quelques métaux, les PCB, les dioxines, l’acrylamide, les sulfites, une mycotoxine. Ne sont concernés par le risque de dépassement que les gros consommateurs des produits contenant ces substances.

Sur les 245 pesticides qui ont pu être évalués, un seul, le diméthoate, utilisé contre la mouche de la cerise, se trouve parmi les substances dont le risque de dépassement ne peut être écarté pour certains groupes de consommateurs. Cependant le risque doit être relativisé. Il ne concerne au plus que 0,4 % des adultes et 0,6 % des enfants.

Une version longue de l’article est consultable sur le blog de Laurent Berthod.


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