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L’Anthropocène : question géologique ou sociétale ?

Publié en ligne le 31 mai 2020 - Environnement - Histoire

L’Anthropocène est un mot qui a été proposé dès le début du XXe siècle mais qui a été popularisé par le Prix Nobel de chimie Paul Crutzen en 1995 afin de délimiter une période au cours de laquelle les activités anthropiques auraient laissé une empreinte sur l’ensemble de la planète. Ce terme a, depuis, fait florès dans la littérature scientifique et, peut-être plus encore, dans les sciences sociales, politiques et, pardessus tout, dans les médias. Le succès de ce vocable est tel que son principe a été largement réutilisé. Ainsi par exemple, dans un livre intitulé L’événement anthropocène rédigé en 2013 par deux historiens [1], les auteurs n’hésitent pas à le décliner en Thermocène, Thanatocène, Phagocène, Phronocène et Polémocène 1. Depuis le début de l’année 2016, les médias politiques ne veulent pas être en reste. Ainsi, le journal The Guardian parle du « Trumpocène », qui fut repris par le journal Le Monde après l’élection du président américain dans son édition du 14 novembre 2016. Avec le « continent de plastique », il y a eu le Plastocène et, pour aller toujours plus loin, très récemment (mi-décembre 2018), des scientifiques anglais (parmi lesquels figurent les tenants de l’Anthropocène géologique) proposent que le poulet grillé soit le marqueur principal de l’Anthropocène [2].

Certains voudraient faire de l’influence globale de l’Homme une ère géologique. Raison pour laquelle le nom est construit de la même façon que certaines autres subdivisions de l’échelle des temps, telles Éocène, Oligocène…

Un Anthropocène très médiatisé

L’Anthropocène aurait donc succédé à l’Holocène 2. En faire une subdivision géologique viserait à souligner l’importance de cette influence, mais ce serait oublier quelques éléments fondamentaux. Pour être adoptée, une subdivision de l’échelle des temps géologiques doit respecter un certain nombre de critères précis avant que le dossier soit soumis à examen pour une éventuelle ratification (voir encadré). Or, l’ère géologique actuellement la plus courte s’étend sur 65 millions d’années. Dans le cas de l’Anthropocène, nous ne sommes pas du tout dans les mêmes échelles de durée. La confusion vient sans doute de ce que Paul Crutzen, non-géologue, a utilisé ce mot dans un sens vernaculaire, comme on dit l’ère chrétienne, l’ère industrielle, l’ère atomique…

En géologie, comme en biologie ou en histoire, la définition des limites est un art délicat. Ceux qui ont voulu ajouter cette subdivision se sont targués d’une reconnaissance officielle en 2006, quand la Geological Society of London a posé la question :  « Vivons-nous maintenant dans l’Anthropocène ?  » Les 21 membres de sa commission ont répondu positivement, invoquant le fait que l’Holocène est terminé et que la Terre est entrée dans  « un intervalle stratigraphique sans précédent comparable au cours des derniers millions d’années ». Cette décision n’a pourtant aucune légitimité car, pour être reconnu, un étage doit être validé par une commission internationale.

Les articles et les messages se multiplient, surtout à destination des médias séduits par un terme très vendeur. Ainsi, dès 2012, lors du Congrès géologique de Brisbane, des observateurs (parmi lesquels des journalistes mais aussi des scientifiques) ont affirmé que ce point allait être débattu et voté. En réalité, la discussion n’était pas à l’ordre du jour. Le président de la Commission stratigraphique internationale (S. Finney, co-auteur du présent article) s’est étonné que cette proposition soit effectuée par des scientifiques, qui n’ont, de fait, pas tous une idée claire de ce que représente une subdivision géologique, de ce qu’elle requiert (en termes de repères, d’enregistrements dans les sédiments, etc.) n’étant, pour la plupart, pas des géologues.

Critères pour distinguer l’Anthropocène

Pour les tenants de la notion d’Anthropocène, cette période débute avec les marques laissées par l’Homme. On a d’abord globalement accepté qu’il s’agissait du milieu du XIXe siècle avec la Révolution industrielle. Mais alors, certains scientifiques ont voulu affiner l’analyse pour préciser la date et les propositions sont apparues à foison.

L’établissement des périodes géologiques

Le voyageur au-dessus de la mer de nuages, Caspar David Friedrich (1774-1840)

L’établissement des différentes subdivisions de l’échelle des temps géologiques repose sur des couches de terrains, des strates, d’où le nom de stratigraphie qui est donné à cette discipline. Leurs définitions répondent à des méthodes et normes très précises, gérées par des commissions de l’IUGS (International Union of Geological Sciences, ou Union internationale des sciences géologiques), dont l’un des objectifs est d’établir des standards afin que la communauté mondiale utilise des mots qui ont la même acception partout. La proposition de chaque nouvelle subdivision est instruite par un groupe de travail qui la soumet à une sous-commission, puis à une commission et enfin au comité exécutif avant d’être ratifiée et finalement introduite dans l’échelle des temps. La procédure est longue et suivie avec la même rigueur que celle utilisée par les États pour modifier une loi. Prenons l’exemple du Quaternaire : 27 ans ont été nécessaires pour que la communauté se mette d’accord sur ce standard international.

Un dossier respectant des critères précis peut donc être présenté à la commission ad hoc, mais il importe que ces critères soient à la fois globaux et synchrones. Globaux car ils doivent permettre de pouvoir le repérer partout sur la planète. Le synchronisme est tout aussi capital car le repère sert, d’abord, à dater.

Les subdivisions appartiennent à plusieurs catégories imbriquées qui sont, des plus générales aux plus détaillées : l’ère, la période, l’époque, l’étage (par exemple le Cénozoïque, le Quaternaire, l’Holocène, le Meghalayen).

L’histoire de la Terre est un gros livre


Le travail du géologue est similaire à celui de l’historien : il doit, avant toute chose, replacer ses observations dans le temps. Chaque couche raconte une histoire. Et comme les pages d’un livre, elles doivent être bien ordonnées, sans quoi il devient impossible de comprendre le déroulé du roman. Et comme pour un livre, il est pratique de distinguer des parties qui sont subdivisées en chapitres, sous-chapitres et paragraphes. C’est d’autant plus important pour un gros livre dont le récit s’étale sur plus de quatre milliards d’années.

Dans un livre, quand on change de chapitre, il suffit de tourner une page un peu spéciale (elle peut, par exemple, ne pas être imprimée jusqu’en bas). La nouvelle page peut ne pas commencer tout en haut et une écriture plus grande ou plus grasse signale le changement. Dans l’histoire de la Terre, il convient aussi de trouver un indicateur adéquat qui marque un changement. Les grandes limites ont longtemps été celles de modifications du contenu fossilifère. Ainsi les ères primaire, secondaire et tertiaire correspondent à de grandes crises du monde vivant. D’autres crises moins importantes délimitent des subdivisions moindres, telle celle entre le Trias et le Jurassique, toutes deux périodes de l’ère secondaire (Mésozoïque).

Certains, à la suite du chimiste Paul Crutzen, font débuter cette époque en 1784, date du brevet de la machine à vapeur par James Watt, prémice de la révolution industrielle. Mais d’autres proposent d’autres repères : l’aurore du XXe siècle, la Renaissance 3, ou même le Néolithique… Les phénomènes invoqués pour délimiter l’Anthropocène sont récents à l’échelle géologique, mais comportent des repères qui ne sont pas synchrones (diachrones pour les modifications du paysage et du biotope par l’activité humaine dès le Néolithique ; voir figures 1 et 2).

Figure 1 : Impacts humains sur l’environnement de la surface terrestre (d’après [6]). Les impacts ne sont pas synchrones pour chacune des catégories mais aussi à l’intérieur d’une catégorie selon l’endroit concerné (par exemple, la domestication a eu lieu il y a 11 000 ans en Asie du Sud-Ouest, mais seulement il y a 3 000 ans en Afrique tropicale).
Figure 2 : La chute du signal radiogénique marqueur de l’Anthropocène. Concentration de l’atmosphère en plutonium (239-240Pu), en bleu, en relation avec les essais nucléaires (d’après [10]).

Ainsi, certains auteurs [3, 4] placent le début de cette époque il y a 14 000 ans, lors de la colonisation de l’Amérique du Nord par les premiers chasseurs-cueilleurs, cette colonisation ayant entraîné la disparition de nombreuses espèces d’herbivores de grande taille. Ces animaux produisaient de grandes quantités de méthane libérées dans l’atmosphère, qui contribuaient ainsi au réchauffement climatique naturel. Plusieurs autres types de critères sont utilisés pour caractériser l’Anthropocène : l’utilisation de certains matériaux (l’aluminium, le béton…), de nouveaux polymères organiques, des plastiques, des microparticules de carbone, et de tout un arsenal de produits chimiques [5]. Le problème majeur est que les critères proposés ne sont pas observables partout en même temps. Les critères attachés aux modifications de la biodiversité sont aussi décalés dans le temps : la diminution du nombre d’espèces de vertébrés est observée depuis 1500, celle des poissons depuis un siècle, le blanchiment des coraux commence en 1979. Il en est de même avec les modifications de l’environnement dues au bois brûlé pour fondre les métaux au Néolithique, qui diffèrent selon le développement des populations. Il serait paradoxal de retenir des événements qui ne sont pas synchrones comme marqueurs de temps, car alors ils marqueraient des temps différents !

D’autres critères proposés sont certes globaux, telle l’augmentation de la quantité de plutonium dans les sédiments, mais les modifications sont tellement progressives qu’il est difficile de choisir une limite qui ne soit pas arbitraire. Par ailleurs, il a été montré récemment que même ces signaux ne sont pas synchrones, car ils dépendent des mécanismes de transport [7]. Quand les essais nucléaires aériens ont cessé, la chute de la quantité de plutonium a été brutale ; l’Anthropocène commencerait alors en 1965 [8] (figure 2). Comme elle est très bien marquée, alors que l’augmentation a été progressive, elle a été choisie par le groupe de travail sur l’Anthropocène mais ce dernier n’a fourni à ce jour aucune série stratigraphique, ce qui est un prérequis par la commission. En effet, pour qu’une limite soit repérable, il est nécessaire qu’elle soit visible à un niveau précis d’un ensemble de couches. Il faut en outre qu’elle soit accessible à toute la communauté scientifique pour pouvoir être réétudiée (critère de réfutabilité 4). C’est le nouvel objectif du groupe de travail qui vient d’être créé en mai 2019 (toute première phase du processus avant soumission à la sous-commission, puis à la commission, puis à l’IUGS, ce qui n’augure pas d’une décision avant plusieurs années [9]).

Pourquoi vouloir imposer l’Anthropocène ?

Ce qui est très étrange est qu’un groupe de scientifiques, non-géologues pour la plupart, semble vouloir forcer la main pour ajouter cette subdivision à l’échelle des temps géologiques. Lors du Congrès géologique international qui s’est tenu au Cap en 2016, seuls deux orateurs ont évoqué ces aspects stratigraphiques. Mais la séance n’était pas encore ouverte en début d’après-midi, que déjà les journaux quotidiens en France prétendaient en livrer le bilan. Le premier orateur, Waters, défendit l’introduction de cette subdivision (mais contrairement à ce que l’on a pu lire, il n’a pas proposé une « ère », mais une « époque »).

Le deuxième orateur, S. Finney, alors président de la Commission stratigraphique internationale, rappela les critères requis pour introduire une subdivision de l’échelle des temps géologiques et constata que l’Anthropocène ne les satisfaisait pas encore. Il souligna qu’aucune décision ne pouvait être prise par la Commission étant donné que le groupe de travail sur l’Anthropocène n’avait encore soumis aucun dossier en ce sens.

Cette raison objective n’a donc rien à voir avec le reproche émis par certains tenants de l’Anthropocène comme « force géologique », tel Jacques Grinevald ([11]p. 45) qui avait déclaré que les géologues seraient plus préoccupés de  « trouver des nouvelles matières premières, y compris énergétiques, pour soutenir le développement de l’industrialisation, la croissance économique… ». Ces derniers reprochaient aussi que ce dossier ne soit pas mis à l’ordre du jour du Congrès géologique international  « malgré la pression de la très grande presse internationale » p. 45) alors que juste avant il déclarait que  « le dossier de l’Anthropocène est encore loin d’être complet et prêt à être présenté devant les instances compétentes de l’Union internationale des sciences géologiques » p. 36).

Le groupe de travail est aujourd’hui mis en place et il a décidé, en août 2018, de préparer le dossier (choisir les coupes, etc.). Quand le document sera complété, il sera soumis à la souscommission ad hoc (voir encadré).

Conclusion

Que l’Homme exerce une influence sur l’environnement de la planète n’est pas une découverte récente. Buffon avait déjà mentionné au XVIIIe siècle dans Les Époques de la Nature (1778) que  « la face entière de la Terre porte aujourd’hui l’empreinte de la puissance de l’Homme ». Le terme « Anthropozoïque » fut d’ailleurs aussi un moment utilisé comme alternative au Quaternaire. D’autres auteurs, comme Vladimir Verdnaski (1863-1945) et Pierre Teilhard de Chardin (1881-1955) ont voulu souligner la nouveauté de l’impact global des activités humaines en proposant le terme de « noosphère » qui dominerait désormais la biosphère [12]. Toutefois, l’influence est globale, mais elle ne concerne que la pellicule superficielle de la planète.

Il est difficile de contester l’influence que l’Homme exerce sur la planète, mais introduire une nouvelle époque géologique sur cette base est inapproprié. Un événement planétaire et durable est-il une raison suffisante pour valider un changement d’époque ? Si tel est le cas, alors il faudrait changer d’ère après certains gros tremblements de Terre puisqu’ils modifient la répartition des masses et donc la position de l’axe de la Terre.

Dans l’histoire de l’humanité sont distinguées diverses périodes, telles le Néolithique, la Renaissance… Les critères utilisés pour cerner ces périodes varient, comme varient d’ailleurs leurs dates de début et de fin, selon les critères choisis. Les subdivisions de l’échelle des temps géologiques reposent au contraire sur quelques critères précis et donnés à l’avance. L’objectif de cette échelle est de réussir à dater une couche de terrain, voire une roche, quand on retrouve l’un des critères indicatifs. Pour l’Anthropocène, on connaît les dates des événements, à l’année près, parfois au jour près. Il n’y a donc aucune utilité à faire entrer cette période sur l’échelle des temps géologiques, comme cela a été souligné dans plusieurs publications [13, 14].

La période de l’Anthropocène est définie comme étant due à l’Homme, elle s’inscrit dans l’histoire de l’humanité, elle a sa place dans le calendrier de l’histoire humaine. Elle peut être utilisée pour sensibiliser le public, effectuer des choix politiques, mais vouloir en faire une ère géologique est à la fois inutile et inapproprié car elle n’en possède pas les caractéristiques.

Patrick De Wever et Stan Finney

Références

1 | Bonneuil C, Fressoz J-B, L’événement anthropocène, Éditions du Seuil, 2013.

2 | Bennet CE et al., “The broiler chicken as a signal of a human reconfigured biosphere”, Royal Society Open Science, 12 décembre, 2018. Sur royalsocietypublishing.org

3 | Smith FA, “Recalibrating the Anthropocene : humans, megafauna and global biogeochemical cyclesin”, 18 mai 2014. Sur oxfordmegafauna.weebly.com

4 | Malhi Y et al., “Megafauna and ecosystem function : from the Pleistocene to the Anthropocene”, PNAS, 2015, 113 :838-46.

5 | Waters CN et al. (eds), A stratigraphical basis for the Anthropocene ?, Geological Society, London, Special Publications, 2014.

6 | Ruddiman WF et al., “Defining the epoch we live in. Is a formally designated ‘Anthropocene’ a good idea ?”, Science, 2015, 348 :38-9.

7 | Kudo A et al., “Global Transport Rates of 137Cs and 239+240Pu Originating from the Nagasaki A-bomb in 1945 as Determined from Analysis of Canadian Arctic Ice Cores”, Environ. Radioactivity, 1998, 40 :289-98.

8 | Turney CSM et al., “Global Peak in Atmospheric Radiocarbon Provides a Potential Definition for the Onset of the Anthropocene Epoch in 1965”, Scientific Reports, 2018, 8 :3293.

9 | Subramanian M, “Anthropocene now : influential panel votes to recognize Earth’s new epoch”, Nature News, 21 mai 2019.

10 | Waters CN et al., “The Anthropocene is functionally and stratigraphically distinct from the Holocene”, Science, 2016, 351 :aad2622.

11 | Grinevald J, « Le concept d’Anthropocène et son contexte historique et scientifique », Institut Momentum, séminaire du 11 mai 2012.

12 | Vernadski V, “The Biosphere and the Noosphere”, American Scientist, 9 janvier 1945.

13 | Klein GD, “The ‘Anthropocene’ : what is its geological utility ? (Answer : it has none !)”, Episodes, 2015, 38 :218.

14 | Finney SC, Edwards LE, “The ‘Anthropocene’ epoch : scientific decision or political statement ?”, GSA today, 2016, 26 :4-10.

Nous signalons volontiers

LA BIODIVERSITÉ DE CRISE EN CRISE

Patrick De Wever et Bruno David

Albin Michel, 2015, 304 pages, 22 €


C’est toute l’histoire de la vie sur la Terre qui est ici passée en revue, depuis son apparition jusqu’à sa complexité actuelle. Après avoir décrit sommairement l’origine de la vie et les étapes par lesquelles elle est passée, les auteurs s’attachent à montrer cette alternance curieuse d’explosions et de rétractations de biodiversités, permettant l’apparition de formes nouvelles. À travers les hésitations des biologistes et des géologues qui sont retracées, le lecteur va comprendre peu à peu que la vie elle-même est balbutiante du fait des interactions entre biosphère et environnement dans toutes ses composantes (terrestres, aquatiques, atmosphériques...). Dans l’histoire de la vie sur Terre, cinq crises ont ainsi modifié en profondeur la biodiversité de notre planète. Toutes les hypothèses sur leurs causes sont ici passées en revue (volcanisme, météorites, géologie profonde, etc.). Deux d’entre elles sont présentées de façon plus détaillée : celle qui a provoqué la disparition des dinosaures et celle qui menace de nos jours la biodiversité. Comprendre l’histoire de la biodiversité, c’est comprendre la nécessité qu’il y a, de nos jours, à la protéger ; c’est aussi se prémunir contre les dangers de l’émotion et revenir à une approche scientifique fondamentale.

D’après la présentation de l’éditeur

1 Thermocène, lié au réchauffement climatique ; Thanatocène, lié à la disparition d’espèces du fait de la puissance humaine ; Phagocène, lié à la consommation ; Phronocène, lié à la « réflexivité environnementale » ; Polémocène lié aux polémiques concernant les responsabilités sur les changements observés.

2 Selon l’échelle d’août 2018, l’Holocène commence il y a 11 700 ans. Il commence à la base du Greenlandien (-11 700 ans) et comprend aussi le Northgrippien qui commence il y a 8 326 ans et le Meghalayan qui commence il y a 4 250 ans. Ces subdivisions de l’Holocène résultent de plus de dix ans de travail du groupe piloté par Mike Walker.

3 Selon les auteurs ou les faits pris en compte, la Renaissance est plus ou moins longue : les durées proposées varient entre une soixantaine d’années et près de trois siècles…

4 C’est la raison pour laquelle, quand les Chinois ont proposé un site qui présente la limite entre deux ères (Primaire et Secondaire), ils ont commencé par démilitariser la région de Meishan !


Thème : Environnement

Mots-clés : Histoire

Publié dans le n° 331 de la revue


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Les auteurs

Patrick De Wever

est professeur émérite au Muséum national d’histoire naturelle.

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Stan Finney

est secrétaire général de l‘Union internationale des sciences géologiques et professeur de géologie à l‘université de (...)

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