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L’autodestruction du mouvement psychanalytique

Publié en ligne le 5 juillet 2015
Recension de Jacques Van Rillaer - SPS n° 313, juillet 2015
Ceci est la version intégrale d’une note de lecture abrégée parue dans le SPS n° 313.

« Évidemment, je ne suis pas chaud-chaud pour dire que quand on fait de la psychanalyse, on sait où on va. La psychanalyse, comme toutes les autres activités humaines, participe incontestablement de l’abus. On fait comme si on savait quelque chose. » Jacques Lacan 1

S. Dupont se définit comme un praticien d’orientation psychanalytique (en langage d’initié : un POP). Plus précisément, il est un psychologue qui a « fait l’expérience irremplaçable de la cure » (p. 10), mais il n’est pas psychanalyste reconnu par l’une ou l’autre des nombreuses Écoles de psychanalyse. Il voue à Freud une admiration sans faille :

« Il existe sans conteste un “génie” de la psychanalyse » (p. 9), « Je crois que la psychanalyse est une invention extraordinaire » (p. 11), «  La psychanalyse constitue une référence précieuse, voire indispensable  » (p. 14), « La référence incontestable des thérapies par la parole et de leurs dérivés » (p. 197). « Fantastique terreau de créativité clinique ». Sans rire, S. Dupont donne comme exemples de cette créativité fantastique, les domaines de l’autisme et de la toxicomanie (p. 197 et suivantes).

L’auteur est comme l’adepte d’une religion qui se désole de comportements de coreligionnaires, mais qui maintient sa foi dans les fondements de sa religion. Peut-être est-il comme je l’étais à la fin des années 1970 : au milieu du gué, profondément déçu des pratiques psychanalytiques, mais n’osant pas contester les bases de la doctrine et faire tout autre chose.

Constatant l’affaiblissement croissant de la psychanalyse dans le monde actuel, y compris en France, le pays où – avec l’Argentine – elle se maintient le mieux, S. Dupont propose aux psychanalystes et aux POP de faire leur autocritique et d’agir sur les facteurs internes de « destruction » de la psychanalyse afin de la sauver. Il n’évoque guère les objections des non-freudiens. Concernant les critiques émises par Bénesteau, Onfray et les auteurs du Livre noir de la psychanalyse, il se contente d’une phrase interrogative : « N’ont-ils pas cédé au même travers que les psychanalystes idéologues qu’ils croyaient contrer : l’identification de la psychanalyse à ses grandes figures et la sacralisation des œuvres ? » (p. 26).

1. Les facteurs de l’autodestruction de la psychanalyse

S. Dupont est loin d’être le premier freudien qui déplore des conduites donnant une (très) mauvaise image de la discipline. À titre d’exemple, Pierre-Henri Castel, y a consacré un livre, où on lit : « La psychanalyse n’a pour pire adversaire qu’elle-même, quand elle organise sa métamorphose en théorie “majeure” : dans le dialogue des maîtres, la monumentalisation de son histoire et la foi en un messianisme de pacotille qui l’affranchirait des bornes de son petit réduit ».

Le principal mérite de S. Dupont est de présenter un large ensemble de ces critiques dans un ouvrage clair, remarquablement écrit, soigneusement articulé. Il a aussi le mérite de ne pas se contenter de la sempiternelle accusation de « résistances ». Il écrit que « ce sophisme s’est révélé néfaste à long terme », car « cette fameuse parade rhétorique » referme la psychanalyse sur elle-même, la prive d’apports et l’affaiblit de l’intérieur (p. 23). Chose amusante concernant les experts des motivations inconscientes : S. Dupont précise qu’il ne veut « en aucun cas suggérer que des psychanalystes agiraient intentionnellement et consciemment dans le sens d’affaiblir leur propre mouvement » (p. 30).

S. Dupont précise que plusieurs facteurs s’alimentent réciproquement et que le plus important est « la division du mouvement et l’absence d’instance fédératrice » (p. 85). Il déplore qu’il n’y ait pas de porte-parole légitime élu par les pairs, pour dialoguer avec l’État, et que la dizaine de psychanalystes invités dans les médias soient peu représentatifs de l’ensemble des praticiens. Il écrit :

« Le temps passant, la division en écoles rend de plus en plus difficile la fédération des psychanalystes. Après soixante années de divisions, pendant lesquelles les différences se sont exacerbées et des réflexes claniques se sont installés, il paraît bien difficile de vouloir rassembler, tout en respectant les différences – c’est là la fonction d’une fédération –, des écoles et des individus qui n’acceptent parfois pas même de se parler. Les différences théoriques, techniques, éthiques et conceptuelles deviennent si grandes que les membres des diverses écoles renâclent à se reconnaître mutuellement comme psychanalystes et à se considérer comme les membres d’une même communauté, au-delà de leurs spécificités » (p. 73).

L’absence de reconnaissance légale du titre est en rapport avec ces incessantes divisions. En 1989, cinq psychanalystes de plusieurs obédiences ont tenté de constituer une instance représentative des psychanalystes français. La majorité des psychanalystes s’y est opposé :

« De manière assez paradoxale, ce sont les psychanalystes qui – majoritairement – s’opposent à la protection de leur titre, permettant ainsi à quiconque, y compris à des individus peu qualifiés, de s’autoproclamer psychanalystes, aux dépens des usagers et de l’image de la psychanalyse » (p. 66).

Les autres facteurs que S. Dupont examine en détail – ce que nous ne ferons pas ici – sont les suivants : l’absence de consensus sur la formation, le culte de la personnalité « entraînant des effets de cour, de loyauté, d’identification et d’attachement affectif », la vie en vase clos, le dogmatisme, les discours incompréhensibles, le radicalisme, « l’oppositionnisme » (la prétention d’être « révolutionnaire », « avant-gardiste »), la revendication d’une position à part et d’une « immunité sociale », le côté élitiste et parisianiste, la recherche d’ennemis pour se souder (avec le risque de « se faire piéger dans des sortes de « sables mouvants » de la disqualification »), « la concurrence sur le marché psy », l’absence d’intérêt pour d’autres disciplines, en particulier la psychologie scientifique, la négligence de la thérapie et des besoins réels de la population, la féminisation de la profession, le manque de créativité.

Explicitons brièvement trois autres facteurs présentés par l’auteur et un quatrième, qu’il passe sous silence.

L’absence de méthode scientifique

S. Dupont écrit : «  Le principal problème de la psychanalyse comme méthode scientifique concerne la façon dont elle vérifie ses hypothèses. Au-delà du fait que les phénomènes observés par les psychanalystes ne sont pas facilement reproductibles ni quantifiables – au contraire des objets des sciences exactes –, il n’existe pas de méthode consensuellement adoptée par les psychanalystes pour évaluer leurs interventions et leurs théories. Il leur est donc difficile de comparer leurs recherches et plus encore de départager les théories selon leur pertinence. Ce problème de méthode a un impact préjudiciable de grande ampleur sur l’évolution des théories psychanalytiques. De ne pas être suffisamment développées sur la base de l’observation (voire de l’expérimentation), les théories évoluent de façon spéculative et autoréférentielle, et s’opposent dans des débats qui deviennent infinis puisque aucune donnée d’observation n’est là pour les départager. L’évolution des théories psychanalytiques tend ainsi à ressembler à celle que connaissent les théories philosophiques ou les courants artistiques » (p. 127s).

Le refus de l’évaluation par la majorité des psychanalystes

S. Dupont s’interroge : «  Combien de temps ce refus sera-t-il tenable, si l’on considère que les tenants des autres modèles vont poursuivre leurs propres programmes, faire valoir leurs résultats et éventuellement disqualifier les méthodes analytiques ? Quitte à voir leurs techniques évaluées, les psychanalystes n’ont-ils pas intérêt à concevoir eux-mêmes les outils de leur propre évaluation, non seulement pour que les résultats soient les plus fiables possibles, mais aussi pour en tirer des enseignements cliniques (car il ne s’agit pas uniquement d’identifier les effets, mais aussi de mieux comprendre les processus impliqués) ?  » (p. 183).

L’aspect religieux

«  Le mouvement psychanalytique a été affecté, à certaines périodes et dans certaines de ses composantes, par des dérives religieuses. Certains psychanalystes ont ainsi élevé leur discipline au rang d’objet de croyance : la théorie devient un dogme sacré, l’inconscient une divinité, Freud un prophète, ses œuvres des Écritures saintes et les écoles de psychanalyse des communautés de croyants » (p. 112).

«  L’œuvre de Lacan s’est particulièrement bien prêtée à cet abord religieux et théologique, du fait de son style hermétique et autoréférentiel. Certaines écoles – notamment d’obédience lacanienne – se livrent ainsi au psittacisme et organisent des enseignements et des séminaires de lecture au cours desquels on fait interminablement l’exégèse des textes du maître, au risque de se rapprocher de la pratique du « catéchisme », voire de la messe en latin de l’Église chrétienne (répéter sans comprendre devient une vertu) » (p. 119).

Les mensonges freudiens

Un facteur essentiel de l’abandon du freudisme – notamment par des adeptes – est la découverte, depuis les années 1970, des mensonges de Freud concernant les résultats de ses traitements. Rappelons que cela commence par le traitement de la morphinomanie par la cocaïnothérapie et la psychothérapie d’Anna O., dont la cure désastreuse a été présentée par Freud comme une magnifique guérison. S. Dupont n’évoque pas ces faits. Les ignore-t-il ? Si oui, on peut lui conseiller de lire un des trois livres auxquels il n’a consacré qu’une phrase : Mensonges freudiens de Bénesteau (2002), Le Livre noir de la psychanalyse (2005), Le crépuscule d’une idole (2010). S’il est informé, il se conduit comme l’adepte d’une religion qui dissimule les affabulations du fondateur.

Face à un tel bilan, pourquoi, alors qu’on a un diplôme de psychologue 2, continuer à se définir comme « POP » ? Sans doute parce qu’on ignore ou qu’on connaît mal l’histoire ancienne de la psychanalyse, ses problèmes épistémologiques et les alternatives aujourd’hui possibles, en particulier les TCC.

2. La méconnaissance de l’histoire ancienne de la psychanalyse

Des scissions depuis le début

S. Dupont écrit : « Le mouvement psychanalytique n’a cessé de se diviser dès qu’il a commencé à prendre de l’ampleur. En soixante ans, il est passé d’une association unique – la Société psychanalytique de Paris fondée en 1926 – à une vingtaine » (p. 61).

En réalité, le mouvement psychanalytique s’est divisé depuis sa naissance, c’est-à-dire depuis cent ans. Dès que Freud a réuni des collègues autour de lui, des conflits d’interprétation ont éclaté et ont conduit à de violentes disputes, des interprétations du genre « il résiste, il refoule, il est névrosé », des excommunications et la constitution de nouvelles Écoles, avec de nouveaux chefs (ou gourous) : Adler, Stekel, Jung, Reich, Rank, Ferenczi, M. Klein, Fromm, Lacan, les post-lacaniens, la sophianalyse, etc. Dès le départ, il y a « des » psychanalyses.

Ces divisions sont inévitables car l’analyse freudienne est, selon l’expression même de Freud, un art d’interpréter, « eine Deutungskunst ». Chacun peut appliquer une grille d’analyse psychologique qui rend tout significatif et même cohérent. Et cela d’autant plus qu’on en appelle à l’Inconscient, comme une boîte magique dont on tire ce qu’on veut pour avoir le dernier mot. Il est donc inévitable qu’il y ait de nombreuses façons de faire des analyses psychologiques 3.

L’appel de S. Dupont à resserrer les rangs de tous les analystes sous la bannière d’un porte-parole élu par ses pairs apparaît totalement irréaliste lorsqu’on lit la correspondance de Freud. Échantillon de la façon dont lui-même, mais aussi les « dissidents », pensaient :

Freud écrit à Ferenczi en 1925, à propos du compte rendu d’une conférence de Jung : « Il est plaisant de voir qu’en douze ans, depuis la séparation, il n’a même pas avancé d’un pas, il est exactement aussi figé qu’Adler. Il est tout aussi clair qu’il est resté le même sale type ; car il ne craint pas d’user des mêmes déformations de la psychanalyse, celles que, chez d’autres, nous pouvons si souvent attribuer à l’ignorance. Le reste, c’est du bla-bla » 4

Relisez bien : ceux qui ne pensent pas comme moi n’ont pas avancé d’un pas, ils déforment ou ignorent « la » (= ma) psychanalyse, ils racontent du « bla-bla », ce sont des sales types…

La visée thérapeutique

S. Dupont écrit : «  Freud a toujours eu une position assez claire : pour lui, la méthode psychanalytique a avant tout une visée thérapeutique. Mais, au fur et à mesure de l’histoire de la psychanalyse, cette position a été moins partagée par les psychanalystes ou alors parfois de façon ambiguë. Lorsqu’elle s’est diffusée à grande échelle et qu’elle a intéressé un public de plus en plus important, la cure a été pensée plutôt comme une expérience de découverte de soi que comme thérapie » (p. 163).

En réalité, Freud a cru que sa méthode allait guérir quantité de maux à l’époque où il prenait de la cocaïne, ce qui l’a amené à inventer des guérisons 5.

Par la suite, quand il s’est limité au tabac, il a progressivement perdu ses illusions et écrivait, aux disciples déçus par la pauvre efficacité de sa méthode, que l’essentiel était d’acquérir du savoir. Ainsi, déjà en 1912, à Stärcke : « Le point de vue thérapeutique n’est pas le seul qui intéresse la psychanalyse et n’est pas non plus le plus important » 6.

Les difficultés actuelles des patients

Selon S. Dupont, plusieurs conceptions de la psychanalyse sont anachroniques parce que «  les patients que les analystes reçoivent sont très différents de ceux qu’a connu Freud » (p. 192). Il précise : «  La psychopathologie qu’a connue Freud (à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle) était en grande partie une psychopathologie du conflit et de la contrainte : dans les névroses graves décrites par Freud et par les premiers psychanalystes, nous percevons la lutte (le « conflit ») entre les désirs personnels – parfois contradictoires – et le poids des restrictions, des interdits » (p. 168). « La psychopathologie du conflit a cédé la place à une psychopathologie du lien et du clivage  » (p. 169).

En fait, selon les circonstances, les pathologies changent d’expression, d’intensité et de fréquence, mais elles restent grosso modo les mêmes. Il y a depuis toujours des addictions, des psychoses, des dépressions, des phobies, des obsessions, des compulsions, des paraphilies… Ce que Freud appelait « neurasthénie » correspond plus ou moins à la dépression et au syndrome de fatigue chronique. Ce qu’il appelait « névrose d’angoisse » s’appelle aujourd’hui tantôt « trouble panique », tantôt « trouble anxieux généralisé ». Son entité préférée, l’« hystérie », a éclaté en divers vocables : conversion somatique, troubles dissociatifs, personnalité histrionique 7, etc.

Le noyau théorique

S. Dupont conclut son ouvrage en écrivant : « Le plus essentiel et le plus original réside à mon sens dans la théorie du conflit psychique. C’est la véritable nouveauté de l’approche freudienne  » (p 199)… mais il affirme trente pages plus haut que cette nouveauté – le conflit psychique – n’est plus d’actualité pour comprendre les patients…

D’autre part, il note : «  Paradoxalement, considérer certains thèmes (par exemple les fantasmes œdipiens, les souvenirs d’enfance, les relations affectives avec les parents ou encore les traumatismes passés) comme étant a priori plus intéressants que d’autres dans le cadre d’entretiens thérapeutiques revient à contredire les principes originels de l’écoute flottante et de la neutralité du praticien face au discours du patient » (p. 107).

Mais finalement, que reste-t-il de l’édifice théorique de Freud ? Et parmi les nouveautés, selon quels critères peut-on départager les hypothèses validées et celles qui ne sont pas réellement confirmées ? Jusqu’à présent, dans l’histoire de la psychanalyse, ces critères ont toujours été le « Magister dixit » et le consensus des membres d’une association d’analystes. Freud, Adler, Stekel, Jung, Rank, Reich, Ferenczi et d’autres étaient des cliniciens. Tous ont construit des théories qui se contredisent mutuellement. La pratique clinique fait naître des hypothèses. La validation de ces hypothèses relève de la méthode scientifique, en psychologie comme en médecine.

3. L’état désespéré de l’analyse freudienne

En 1906, Möbius publiait L’état désespéré de toute psychologie. Freud a présenté ce livre à son premier cercle le 20 février 1907 8. Le titre de l’ouvrage convient parfaitement pour sa méthode et sa théorie.

S. Dupont croit qu’il reste un brillant avenir à l’analyse freudienne pour autant que les analystes cessent de se saboter et s’ouvrent à d’autres disciplines. En réalité, l’état est désespérant, déjà simplement au niveau du jargon. Comme l’écrivait François Roustang, ancien jésuite devenu un temps une autorité du freudo-lacanisme : « Les études de vocabulaire faites à travers l’œuvre entière de Freud sont proprement désespérantes. Elles aboutissent toutes sans exception, quand elles sont faites avec soin, à la constatation de variations de sens et le plus souvent de contradictions multipliées qui sont insurmontables, insynthétisables » 9.

Les interprétations resteront à jamais discutables, « irréfutables » au sens poppérien. Dans son dernier livre – en quelque sorte son testament –, Freud a reconnu cette impasse : « Nous inférons un certain nombre de processus qui sont en soi « inconnaissables », les intercalons parmi ceux qui nous sont conscients, et si nous disons, par exemple, qu’ici est intervenu un souvenir inconscient, cela veut dire précisément : il s’est produit ici quelque chose de totalement insaisissable mais qui, s’il était parvenu à notre conscience, ne pourrait être décrit que de telle ou telle façon. De quel droit et avec quel degré de certitude effectuons-nous dans ce cas de telles inférences et interpolations ? Cela reste naturellement soumis à la critique dans chacun des cas, et il est indéniable que la décision offre souvent de grandes difficultés, qui s’expriment dans le manque d’accord parmi les analystes  » 10.

Les énoncés théoriques typiquement freudiens, qui sont opérationnalisables en vue d’être testés, ont quasi tous été réfutés depuis des années 11.

En matière de thérapie, l’analyse freudienne ne fait guère mieux que la plupart des autres thérapies verbales, mais coûte beaucoup plus cher. Elle fait nettement moins bien que les thérapies comportementales et cognitives 12.

Le freudisme a eu le mérite de promouvoir la pratique psychothérapeutique et la recherche psychologique, mais il a fait son temps. Il est foncièrement caduc. Ailleurs qu’en France et en Argentine, d’autres façons d’observer, de comprendre et de pratiquer ont largement pris sa place. Le seul espoir raisonnable est de voir progresser la psychologie scientifique et, avec elle, la pratique thérapeutique.

1 « Ouverture de la section clinique ». Ornicar ? Bulletin périodique du champ freudien, 1977, 9, p. 3.

2 Les psychanalystes et POP qui n’ont guère de diplôme de psychologie ou de psychiatrie n’ont pas beaucoup d’autres solutions que de continuer à se battre pour leur gagne-pain. Une solution adoptée par Stuart Schneiderman, qui fut le plus grand nom du lacanisme aux États-Unis dans les années 1970, est de devenir coach. Cf. http://stuartschneiderman.blogspot.be

3 Pour des détails, voir : J. Van Rillaer, « Analyses psychologiques et psychanalyses : un capharnaüm ». Science et pseudo-sciences, 2010, n° 293.

4 Freud-Ferenczi, Correspondance. III, trad., Gallimard, 2000, p. 248.

5 Voir : « Le freudisme : un conte scientifique ». Science et pseudo-sciences, 2014

6 Pour des citations et des détails : « Les désillusions de Freud sur l’efficacité thérapeutique de sa méthode (1) » et « Les désillusions de Freud sur l’efficacité thérapeutique de sa méthode (2) ». Science et pseudo-sciences, 2014, n° 309 & 310.

7 Bourgeois, M., « La mise en pièces de l’hystérie dans la nosographie contemporaine ». Annales médico-psychologiques, 1988, 146 : 552-562

8 Nunberg, H. & Federn, E., Eds, Les premiers psychanalystes. Minutes de la Société psychanalytique de Vienne. I. 1906-1908. Trad., Gallimard, 1976, p. 141-147.

9 Un destin si funeste. Paris : Minuit, 1976, p. 92.

10 Abriss der Psychoanalyse (1940) Gesammelte Werke, XVII, p. 127. Trad., Abrégé de psychanalyse. Œuvres complètes, PUF, 2010, XX, p. 295.

11 Des ouvrages de synthèse classiques, sur ce sujet : Kline, P., Fact and Fiction in Freudian Theory. Londres : Methuen, 1972, 406 p. - Eysenck, H. & Wilson, G., The experimental study of freudian theories. London : Methuen, 1973, 405 p. - Fisher, S. & Greenberg, R., The scientific credibility of Freud’s theories and therapy. Basic Books, 1977, 502 p.

12 INSERM (2004) Psychothérapie. Trois approches évaluées. Paris : Éditions de l’Inserm, 568 p.

Publié dans le n° 313 de la revue


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