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Les ravages des faux souvenirs ou la mémoire manipulée en thérapie

Publié en ligne le 16 mars 2015 -
à l’École Normale Supérieure - Salle Dussane
45 rue d’Ulm 75005 Paris
(RER Luxembourg, métro Odéon ou Saint-Michel, nombreux bus)


SAMEDI 30 MAI 2015 À 15 H


ENTRÉE LIBRE ET GRATUITE

Aux États-Unis, puis en France, certaines personnes adultes ont retrouvé, au cours d’une psychothérapie, des souvenirs d’abus sexuels qu’elles auraient subis pendant leur enfance.Or, certaines d’entre elles se sont rendu compte plus tard que les évènements remémorés ne s’étaient jamais produits et que ces souvenirs retrouvés étaient donc de faux souvenirs.

Au lieu de les conduire vers la guérison, ces psychothérapies ont entraîné des ravages chez les patients et ont démoli leurs familles.

Dès lors, deux camps ont émergé :

- d’un côté, un certain nombre de psychothérapeutes, psychiatres, psychanalystes, psychologues ou thérapeutes autoproclamés,sont convaincus que les difficultés existentielles de leurs patients sont causées par des traumatismes subis dans l’enfance, qui auraient été refoulés et dont il faut retrouver le souvenir pour guérir. Selon eux, les souvenirs retrouvés en thérapie sont vrais et ceux qui pensent le contraire sont en déni,

- de l’autre côté, des chercheurs et des scientifiques de la mémoire ont trouvé ces affirmations fondamentalement invraisemblables. Les souvenirs de traumatismes peuvent être inexacts par rapport aux détails spécifiques, mais de nombreuses recherches ont indiqué que l’essentiel des événements traumatiques a très peu de chances d’être oublié. Les auteurs montrent que la mémoire est fragile et malléable, qu’elle est sensible aux techniques de suggestion et que, par conséquent, tous les souvenirs retrouvés d’abus sexuels ne sont pas nécessairement vrais.

La question se pose alors de savoir comment faire la différence entre les vrais et les faux souvenirs et comment résoudre la contradiction entre ces points de vue.

Alors que la communauté scientifique exige des preuves scientifiques pour valider une position, la communauté des thérapeutes est plus convaincue par la réalité subjective de leurs expériences et de celles de leurs clients.


Brigitte Axelrad est professeur honoraire de philosophie et de psychosociologie, membre du Comité de rédaction de la revue Science et pseudosciences de l’AFIS (Association française pour l’information scientifique) et membre de l’Observatoire zététique de Grenoble.

Son ouvrage » Les ravages des faux souvenirs ou la mémoire manipulée » a été publié en septembre 2010 aux Éditions Book-e-book, éditions papier et électronique, puis traduit en anglais sous le titre « The Ravages of False Memories or Manipulated Memory » en avril 2011 par la BFMS (British False Memory Society).

Information pour les adhérents de l’Afis
Ce même jour, 30 mai, aura lieu de 9h 30 à 13h l’Assemblée Générale 2015.

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