Accueil / Archives / Séralini et al. 2012 : avis des instances publiques d’expertise scientifique

Séralini et al. 2012 : avis des instances publiques d’expertise scientifique

Publié en ligne le 30 janvier 2019 -
Traductions et présentation par Hervé Le Bars
Étude Séralini 2012, ce qu’en ont dit les instances d’expertises publiques
Food Standard Australia New Zealand (FSANZ) 01/10/2012 [1] :
- « Sur la base des nombreuses lacunes scientifiques identifiées dans l’étude, FSANZ n’accepte pas les conclusions des auteurs. »
- « Les principales limitations comprennent le petit nombre d’animaux dans chaque groupe test, la présentation sélective des données, et aucune prise en compte par les auteurs de l’apparition spontanée des tumeurs mammaires, bien connue chez cette souche de rats femelles. »
- « La toxicité alléguée du Roundup n’est pas plausible et ne correspond pas aux données exhaustives tirées d’études à long terme bien conçues. »
Institut fédéral allemand d’évaluation des risques (BfR) [2] [3] :
- « Les conclusions tirées par les auteurs ne sont pas supportées par les données disponibles. » [3]
- « Le BfR est arrivé à la conclusion que les allégations principales des auteurs ne sont pas suffisamment corroborées par des preuves expérimentales, en raison de lacunes dans la conception de l’étude et dans la présentation et l’interprétation des résultats. » [2] p.1
- « Le BfR est d’avis que les données publiées ne confirment pas l’augmentation de la mortalité liée au traitement telle que rapportée par les auteurs. » [2] p.4
- « Les conclusions des auteurs que le pesticide Roundup contenant du glyphosate peut entraîner de graves problèmes de santé et une mort prématurée ne sont pas suffisamment étayés par les preuves présentées dans l’article. » [3]
- « En outre, les auteurs ont postulé que les résultats pourraient être causés par les effets hormonaux du Roundup ainsi que par les constituants du maïs génétiquement modifié. Cette hypothèse n’est également pas suffisamment étayée par les données présentées. » [3]
Institut flamand de biotechnologie (BE VIB) 08/10/2012 [4] [5] :
- « L’analyse scientifique montre que le design de recherche utilisé par Séralini et ses collègues contenait des lacunes fondamentales qui empêchent d’en tirer des conclusions sensées. En d’autres termes, les déclarations de Séralini sur les effets des OGM et du Roundup sur la santé étaient sans fondement. De plus, l’article montre des signes d’interprétation sélective des résultats ou représentation trompeuse de ceux-ci, ce qui est contraire aux normes éthiques scientifiques dominantes. » [4] p.2
- « La conclusion est que Séralini et ses collègues n’ont pas trouvé de différences fiables dans les taux de mortalité entre les animaux traités et non traités. » [4] p.8
- « En d’autres termes, [les auteurs] cherchent seulement des interprétations qui soutiennent leur théorie. » [4] p.9
- « Pour chaque conclusion [que les auteurs] tirent, il y a des preuves suffisantes dans leur propre texte pour les saper complètement. » [4] p.10
- «  Séralini et ses collègues n’ont pas été en mesure de justifier de quelque manière que ce soit que le maïs NK603 génétiquement modifié ou le Roundup soit nocif ou non. La seule chose que l’étude confirme est que les rats Sprague-Dawley [...] développent de nombreuses pathologies et que, par conséquent, de nombreux animaux n’atteignent pas l’âge de deux ans. Mais nous le savons depuis les années 1960. » [4] p.10
Comité scientifique du Haut conseil des biotechnologies (C.S. HCB) 19/10/2012 [6] :
- « Le CS du HCB conclut que l’article, essentiellement descriptif, ne permet d’établir aucune relation de causalité entre des événements observés durant l’étude et la consommation de maïs NK603, traité ou non avec du Roundup. » [6] p.2
- « De cette description parcellaire et imprécise sont tirées des conclusions non justifiées, utilisées ensuite pour échafauder des hypothèses physiopathologiques qui ne peuvent être fondées. » [6] p.2
- « Les conclusions d’effets délétères de la consommation du maïs NK603 ne sont pas soutenues par l’analyse des résultats présentés dans l’article. » [6] p.2
- « Les auteurs de l’article donnent des interprétations spéculatives de leurs résultats. Le CS du HCB [a] conclu que ces résultats ne mettent en évidence aucune différence statistiquement significative de mortalité, tumorigénicité ou de paramètres biochimiques entre groupes expérimentaux et groupes témoin. » [6] p.2
- « Le CS du HCB a néanmoins pointé les lacunes rédhibitoires du raisonnement des auteurs sur l’hormono-sensibilité des tumeurs, les faiblesses du raisonnement sous-tendant l’hypothèse de perturbations endocriniennes causées par une modification des teneurs en acides phénoliques du maïs NK603, et les lacunes et incohérences empêchant de valider l’hypothèse des auteurs concernant d’éventuelles atteintes rénales chez les rats ayant consommé du maïs NK603. » [6] p.3
- « Le CS du HCB conclut donc que l’article de Séralini et al. (2012) ne présente pas de résultats concluants quant à une éventuelle toxicité du maïs NK603, traité ou non avec du Roundup. » [6] p.3
Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) 19/10/2012 [7] [8]
- « Le groupe d’experts de l’Anses considère que les interprétations des auteurs ne sont pas suffisamment étayées par les données présentées. » [7] p.23
- « Les hypothèses mécanistiques avancées par les auteurs ne sont pas étayées par des résultats et sont donc spéculatives. » [7] p.23
- « L’absence d’une relation dose-effet pour les lots « OGM » ou « OGM +R » ne peut en aucun cas être considérée comme la preuve d’une perturbation endocrinienne. » [7] p.24
- « Les résultats en matière de mortalité et d’incidence de tumeurs sont présentés de manière descriptive mais ne font pas l’objet d’une analyse statistique. Les auteurs formulent ainsi des interprétations non soutenues par les données présentées. » [7] p.25
- « Après examen, les experts [de l’Anses] considèrent que les conclusions avancées par les auteurs sont insuffisamment soutenues par les données présentées dans cette publication. Par ailleurs, les hypothèses sur les mécanismes d’action proposés pour expliquer les résultats obtenus par l’équipe de Séralini et al. (2012) ne sont pas confortées par l’analyse réalisée. » [7] p.25
- « [Les données de cette publication] ne permettent pas d’établir scientifiquement un lien de cause à effet entre la consommation du maïs OGM et/ou de pesticide et les pathologies constatées, ni d’étayer les conclusions et les mécanismes d’action avancés par les auteurs. » [8] p.1
Conseil de biosécurité de Belgique (BE BAC) 19/10/2012 [9]
- « Compte tenu des insuffisances identifiées par les experts en matière de conception expérimentale, d’analyse statistique, d’interprétation des résultats, de rédaction de l’article et de présentation des résultats, le Conseil de biosécurité conclut que cette étude ne contient pas d’éléments nouveaux scientifiquement pertinents susceptibles de conduire à reconsidérer immédiatement l’autorisation actuelle du maïs génétiquement modifié NK603 pour l’alimentation. » [9] p.9
Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) 25/10/2012 [10]
- « Les scientifiques de Santé Canada et de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) ont identifié des lacunes significatives dans le plan de l’étude, dans sa réalisation et dans sa présentation. »
- « La description de la méthode employée est insuffisante, la totalité des données n’a pas été présenté ; et pour celles qui l’ont été, la transparence fait défaut dans leur présentation. »
- « [Les scientifiques de Santé Canada et de l’ACIA] ont estimé que les méthodes statistiques auxquelles les auteurs ont eu recours pour l’analyse des données sont inappropriées. »
- « Les conclusions auxquelles sont parvenus les auteurs au sujet de l’innocuité à long terme du maïs NK603 et du glyphosate ne sont pas étayées. »
Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) 28/11/2012 [11] [12]
- « Les lacunes importantes constatées dans la conception et la méthodologie de l’article rédigé par Séralini et collègues impliquent que les normes scientifiques acceptables n’ont pas été respectées. » [11]
- « L’Autorité a confirmé son analyse initiale selon laquelle les conclusions des auteurs ne pouvaient pas être considérées comme étant scientifiquement fondées en raison des lacunes constatées dans la conception, le système de rapports des données et l’analyse de l’étude telles que décrites dans l’article. » [11]
- « Aucune conclusion peut être tirée sur la différence d’incidence des tumeurs entre les groupes sur la base de la conception, de l’analyse et des résultats rapportés dans la publication. » [12] p.1
- « Considérant que l’étude telle que rapportée dans Séralini et al. (2012) a des objectifs d’étude peu clairs et étant donné sa conception, son analyse et ses rapports inadéquats, l’EFSA estime que sa qualité scientifique est insuffisante pour les évaluations de sécurité sanitaire. Par conséquent, l’EFSA conclut que l’étude Séralini et al. telle que rapportée dans la publication de 2012 n’a pas d’impact sur la réévaluation en cours du glyphosate et ne voit pas la nécessité de rouvrir l’évaluation de l’innocuité du maïs NK603. » [12] p.8
Commission nationale technique brésilienne de biosécurité (CTNBio) 31/10/2012 [13]
- « Les conclusions sur la santé animale concernant les effets négatifs des substances testées sont sans signification. » [13] p.10
- « Finalement, l’examen de l’étude indique que, sur la base des résultats présentés, il n’est pas possible d’établir des conclusions sur l’effet à long terme d’une alimentation contenant du maïs génétiquement modifié, traité ou non avec l’herbicide associé, chez le rat. » [13] p.2
- « L’affirmation selon laquelle les analyses biochimiques suggéreraient que les pathologies se développent en raison du traitement avec les substances testées (maïs GM et Roundup) est basée sur des résultats statistiques discutables et imprécis. » [13] p.11
- « La mention des effets perturbateurs endocriniens semble également imprudente et dépourvue de justification fondée sur les résultats observés. » [13] p.12
- « Si les données sur la mortalité et l’incidence des lésions anatomopathologiques (tumeurs) manquaient de motifs solides pour justifier les effets toxiques des substances testées, les données de biochimie du sérum suivent la même ligne. » [13] p.12
- « En conclusion, l’évaluation des résultats démontre une tendance des auteurs à présenter uniquement les éléments favorisant la théorie selon laquelle les substances testées (maïs NK603 et Roundup) présenteraient des effets toxiques sur la santé des animaux. » [13] p.12
Commision de sécurité alimentaire du Japon (FSCJ) 12/11/2012 [14]
- « Le FSCJ est d’avis que les résultats de l’étude mentionnés dans l’article Séralini et al sont insuffisants pour aboutir à une quelconque conclusion sur l’effet du maïs NK603 sur la santé humaine, à cause de la conception inappropriée de l’étude. »
Institut national de l’alimentation du Danemark (DKNFI) 22/11/2012 [15] [16]
- « L’Institut national de l’alimentation conclut que l’étude ne répond pas aux normes scientifiquement reconnues. » [15]
- « L’article contient des erreurs méthodologiques qui ont conduit à des conclusions erronées. » [16] p.2
- « L’Institut national de l’alimentation de l’Université technique du Danemark a évalué l’étude et constaté que la méthodologie et les résultats présentés ne corroborent pas les conclusions formulées par les auteurs. » [15]
- « L’Institut national de l’alimentation trouve l’étude inadéquate parce que certains des résultats présentés ne sont pas justifiés de manière appropriée. » [15]
- « Les auteurs concluent à une mortalité plus élevée et à un taux plus élevé de tumeurs chez les animaux traités, mais la mortalité ainsi que le nombre et les types de tumeurs dans tous les groupes se situent dans la fourchette des groupes témoins d’autres essais utilisant des rats Sprague-Dawley. » [16] p.2
- « L’Institut national de l’alimentation considère qu’il est éthiquement irresponsable de laisser les animaux souffrir de tumeurs pendant si longtemps sans aucune contribution à l’obtention de données pertinentes. » [16] p.2
- « L’Institut est d’avis que l’article est de mauvaise qualité scientifique et n’aurait pas du être accepté pour publication lors de l’examen par les pairs. » [16] p.2
- « La conception de l’étude est tellement insuffisante qu’il n’est pas possible de décider si l’ajout d’un Roundup à l’eau potable a ou non un effet sur les rats dans cette étude. » [16] p.4
- « Il n’y a pas [dans la publication] d’analyse statistique neutre des données pour comparer, par exemple, les taux de mortalité ou le nombre de tumeurs entre les différents groupes. » [16] p.4
- « Les données sur la mortalité et l’apparition de tumeurs obtenue dans l’étude sont dans la gamme des données historiques pour les rats Sprague-Dawley. » [16] p.4
- « Il n’y a pas de discussion scientifique équilibrée. D’une manière générale, les auteurs ne se réfèrent pas à la littérature pertinente sur le sujet et ne comparent pas leurs résultats avec des études similaires déjà publiées. » [16] p.4
- « Les auteurs soutiennent dans l’article que les rats mâles meurent principalement en raison d’une fonction hépatique et rénale significativement réduite. Cependant, ces changements font partie de la pathologie des rats vieillissants, c’est-à-dire qu’ils sont tout à fait normaux. » [16] p.6
- « A l’appui de leurs arguments, les auteurs se réfèrent à leur publication antérieure. Cependant, cette publication antérieure a déjà fait l’objet de sérieuses critiques de la part des experts et des autorités pour son manque d’arguments scientifiques plausibles. » [16] p.6
Étude Séralini 2012, avis d’autres institutions scientifiques
Société Française de Pathologie Toxicologique (SFPT) 04/10/2012 [17]
- « La SFPT se voit contrainte de signaler les faiblesses du document de Séralini et al. (2012), dont le nombre et l’importance rendent l’étude rapportée très difficile à interpréter scientifiquement. »
- « Étant donné que les tumeurs vues sur les photos ne sont pas spécifiques aux animaux traités et peuvent être observées chez des rats âgés, elles ne sont pas informatives, leur inclusion est hautement répréhensible et nous regrettons qu’elles servent à des relations publiques et non à des fins scientifiques. »
- « Ne pas avoir pris en compte la grande variabilité de la mortalité et de l’incidence de tumeurs rend toutes les incidences rapportées et autres conclusions non significatives et conduit les auteurs à une grossière surinterprétation des données de pathologie. »
- « Étant donné que cette étude présente de graves lacunes dans le protocole, les procédures et l’interprétation des résultats, la SFPT ne peut soutenir aucune des conclusions scientifiques tirées par les auteurs. »
Académies nationales françaises d’Agriculture, de Médecine, de Pharmacie, des Sciences, des Technologies, et Vétérinaire 10/2012 [18]
- « L’analyse statistique conventionnelle des résultats obtenus montre qu’il n’y a pas de différence significative entre les groupes, en d’autres termes, il n’y a pas de mortalité plus importante ni d’effet tumorigène prouvé de l’OGM, ni du Roundup, ni de leur association, contrairement à ce que l’on a laissé entendre au public. »
- « L’affirmation que les animaux nourris avec le maïs génétiquement modifié présentent plus de tumeurs que ceux recevant du maïs conventionnel n’a pas de valeur statistique. Ce constat aurait dû, à lui seul, suspendre l’analyse du contenu de cet article qui ne permet pas d’établir une quelconque toxicité. »
- « L’orchestration de la notoriété d’un scientifique ou d’une équipe constitue une faute grave lorsqu’elle concourt à répandre auprès du grand public des peurs ne reposant sur aucune conclusion établie. »
- « G.E. Séralini a orchestré à l’avance une surmédiatisation à partir de résultats contestables n’apportant aucun commencement de preuve. »
- « Les médias télévisés ont largement repris des images chocs qui n’ont pu que frapper les téléspectateurs. Ils ont ainsi contribué à alimenter des peurs totalement irrationnelles dans la mesure où les résultats présentés n’ont aucune validité scientifique. »

(Références
- [[1]^
 : Response to Séralini paper sur foodstandards.gov.au
- [2]^ : Feeding study in rats with genetically modified NK603 maize and with a glyphosate containing formulation (Roundup) published by Séralini et al. (2012) sur bfr.bund.de
- [3]^ : A study of the University of Caen neither constitutes a reason for a re-evaluation of genetically modified NK603 maize nor does it affect the renewal of the glyphosate approval sur bfr.bund.de
- [4]^ : A scientific analysis of the rat study conducted by Gilles-Eric Séralini et al. sur vib.be
- [5]^ : Analyse scientifique de l’étude chez le rat de Gilles-Eric Séralini et al. sur vib.be
- [6]^ : AVIS en réponse à la saisine du 24 septembre 2012 relative à l’article de Séralini et al. (Food and Chemical Toxicology, 2012). sur hautconseildesbiotechnologies.fr
- [7]^ : AVIS de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail sur anses.fr
- [8]^ : Présentation de l’avis de l’Anses relatif à l’analyse de l’étude de Séralini et al. (2012) “Long term toxicity of a ROUNDUP herbicide and a ROUNDUP-tolerant genetically modified maize” sur anses.fr
- [9]^ : Advice of the Belgian Biosafety Advisory Council on the article by Séralini et al. 2012 on toxicity of GM maize NK603 sur bio-council.be
- [10]^ : Position de Santé Canada et de l’Agence canadienne d’inspection des aliments concernant la publication d’une étude toxicologique de longue durée portant sur le maïs NK603 Roundup Ready et l’herbicide Roundup par Séralini et coll. (2012) sur canada.ca
- [11]^ : Les conclusions de l’étude de Séralini et al. ne sont pas étayées par des données, selon la communauté d’évaluation des risques de l’UE sur efsa.europa.eu
- [12]^ : Review of the Séralini et al. (2012) publication on a 2-year rodent feeding study with glyphosate formulations and GM maize NK603 as published online on 19 September 2012 in Food and Chemical Toxicology sur efsa.onlinelibrary.wiley.com
- [13]^ : National Biosafety Technical Commission - CONSIDERED OPINION sur conacyt.gob.mx
- [14]^ : Statement of the Food Safety Commission Japan (FSCJ) toward the paper claiming development of toxicity in maize line NK603 tolerant to the herbicide glyphosate sur fsc.go.jp
- [15]^ : GMO study fails to meet scientific standards sur food.dtu.dk
- [16]^ : The Danish National Food Institute’s assessment of a new long-term
study of genetically-modified maize NK603 and the herbicide Roundup
sur food.dtu.dk
- [17]^ : Letter to the editor sur sciencedirect.com
- [18]^ : Avis des Académies nationales d’Agriculture, de Médecine, de Pharmacie, des Sciences, des Technologies, et Vétérinaire sur la publication récente de G.E. Séralini et al. sur la toxicité d’un OGM sur academie-sciences.fr
)]


Partager cet article