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Faire de l’IRM avec d’autres atomes que l’hydrogène

Publié en ligne le 26 avril 2010 -

C’est l’un des paris que s’est lancés, dès 2008, l’équipe dirigée par Patrick Cozzone au Centre de Résonance Magnétique Biologique et Médicale, le CRMBM (CNRS/Université de la Méditerranée, en collaboration avec le CHU de La Timone à Marseille et le Centre d’Exploration Métabolique par Résonance Magnétique (CEMEREM). Aujourd’hui, l’Imagerie par Résonance magnétique (IRM) est basée en effet sur l’excitation des noyaux d’hydrogène portés par les molécules d’eau qui constitue plus de 60% de notre organisme. Conçue au cours des années 80, cette technique non invasive permet notamment de révéler, à un stade précoce, certaines anomalies invisibles à ce niveau, tant en radiographie classique qu’en échographie ou avec un scanner X.

Aujourd’hui, l’équipe de Patrick Cozzone travaille donc sur le sodium, cet atome jouant un rôle primordial dans les processus de dégénérescence de l’axone qui constitue la fibre nerveuse du neurone. Ces processus interviennent dans plusieurs pathologies neurologiques comme la sclérose en plaques, l’épilepsie ou encore la maladie d’Alzheimer. D’où l’idée de ces chercheurs de cartographier le sodium au sein de l’axone, et plus largement dans le cerveau, en développant une nouvelle technique d’IRM reposant sur cet élément chimique. Le principal problème est que ce dernier est beaucoup moins sensible que l’hydrogène. Le signal émis est en effet 2.000 fois plus faible. Les chercheurs ont dû également imaginer de nouveaux dispositifs pour récupérer le signal émis et concevoir des algorithmes spécifiques pour le traiter.


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